Fadéla Sebti

Avocate au barreau de Casablanca (Maroc) depuis 1983, agréée près la Cour Suprême, écrivain et auteur d’ouvrages juridiques et de fiction.

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12.01.2010 à 10:21:01
Mariage marocain
Le mariage marocain comporte une grande particularité, celle de la dot, ou « sadaq ». La particularité de cette dot est qu’elle constitue une condition de fond au mariage : sans dot, le mariage marocain est nul.Le nouveau Code de la Famille marocain, communément appelé Moudawana, prévoit qu’une marocaine ou un marocain résidant à l’étranger peuvent contracter un mariage selon les formalités administratives locales du pays de résidence, et que ce mariage sera reconnu dans leur pays d’origine, pourvu qu’il n’y ait pas d’entente sur la suppression du sadaq.Cette dot représente « la ferme volonté du mari de créer un foyer et de vivre dans les liens d’une affection mutuelle. »On ne peut s’empêcher d’en déduire que le mariage marocain, dans son essence même, crée deux sortes de relations entre les époux : d’un côté une relation matérielle de dépendance de la femme à l’homme, posé en pourvoyeur de fonds ; de l’autre l’obligation du mari de subvenir aux besoins de sa famille.Il est alors à craindre que tant que la charge matérielle du foyer sera imposée au seul mari, ce dernier s’estimera en droit  de se considérer comme le chef de la famille.Or tant que la notion de chef de famille existera, le mariage marocain sera un mariage vicié, ne reflétant pas la réelle évolution de la femme marocaine tant sur le plan économique que social.D’autant que la dot n’a plus, aujourd’hui, qu’une valeur morale et symbolique. Elle est d’ailleurs souvent mentionnée dans l’acte de mariage, alors qu’inexistante, ou représentée par un simple louis d’or. Ce symbole d’une certaine forme de soumission de la femme à son mari devrait donc disparaître. Parce que le contexte économique actuel fait qu’une femme participe autant qu’un homme aux charges du ménage. Pour que le mariage marocain, fondé sur le « consentement mutuel », soit une union de deux personnes également responsables face à leurs obligations. Et non plus un mariage vicié à la base. 

Etiquettes: mariage | marocain


21.01.2010 à 11:46:53
c vrai que la pauvre femme d avant n avait pas ou elle ne connaissait pas tous ses droits maintenant tous est clair .....elle revit et ce construit elle meme vive les droit de la femme

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27.01.2010 à 02:23:16
Avis d'un homme,

C'est étonnant, je ne voyais pas les choses ainsi. Pour moi, la dot est avant tout un cadeau et donc un signer pour matérialiser l'amour et l'affection. Il est évident que cela reste un symbole mais c'est aussi un geste qui compte. Nous les hommes, on fait souvent un effort pour donner la meilleure dot, dans notre inconscient, c'est comme si cette femme avec qui je vais m'unir vaut tous les efforts du monde et que je dois les faire.

Pour ce qui est du chef, la famille est un groupe. Un groupe est par définition deux personnes et/ou plus. Toutes les pensées de l'univers sont d'accord que tout un groupe a besoin d'un chef pour avancer. Le chef n'est pas la personne qui a le droit de tout faire sans avis mais celui qui a tout d'abord la responsabilité et des devoirs.

Le contexte économique a changé mais cette règle n'a pas changé. Que ca soit la femme ou l'homme, il faut tout de même un chef. Que ca soit celui qui est le mieux payé qui obtienne les règnes dans une famille, c'est au couple de choisir.

Enfin, travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, que ca soit l'homme ou la femme qui le fait, pourquoi doit-on le confondre avec la soumission qui n'est qu'un héritage culturel ?

Merci pour ce texte Fadéla !

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